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vendredi 1 mars 2013

Critique littéraire de "Poémitude tome septième"

Thérèse Ruffault-Jombart, auteur de "Derrière le masque", nous offre cette critique littéraire de "Poémitude tome septième", de Khris Anthelme


Poémitude tome septième


Le tome 7 de « Poémitude » est un recueil de poèmes consacré à l’art d’écrire de la poésie. Quand on se plonge dans sa lecture, il ne faut pas longtemps pour en avoir la certitude : Khris Anthelme est un poète ; je veux dire un « vrai » poète. Il est « habité » par son art. Ecrire est pour lui un besoin, un bonheur et une souffrance à la fois. Comme tous ceux qui écrivent, il doute parfois :
« Quel est ton intérêt ? Noircir toutes ces pages… » 


On comprend vite qu’il ne pourrait s’arrêter d’écrire, même s’il le voulait. C'est pour lui vital. Sa Muse l’épuise, mais il ne saurait se passer d’elle. Tous les deux dialoguent, se taquinent, se querellent, mais s’adorent… Comme un vieux couple en somme ! 

On peut découvrir « Poémitude » tome septième de mille façons. Moi, j’y ai vu un poète obsédé par son art. De sa plume (dont il parle abondamment) coule la Poésie. Pourtant, le travail du Poète est là, incontestablement. Il l’analyse, le détaille, le décortique dans « Prosodie ». Mais ce travail, on ne le sent pas. On a l’impression que Khris Anthelme trempe sa plume dans l’encrier, la pose ensuite sur le papier et… Ô Magie ! Les mots courent tout seuls sans se faire prier. Jamais je n’avais ressenti jusque là une telle impression de facilité. (Entre nous, je me demande s’il y a des ratures sur le brouillon de Khris !) 

Dans un de ses poèmes, l’auteur se demande si la prosodie est « L’art absolu ». Je l’ignore, mais ce dont je suis sûre, c’est qu’il possède cet art à fond. Son recueil devrait être lu par tous ceux qui écrivent de la poésie et se demandent pourquoi ils le font. Ils trouveront probablement des éléments de réponses à leurs interrogations. 

Quoi qu’il en soit, je t’en supplie, Khris, ne suis pas les mauvais conseils que certains te donnent : Ne va pas « taquiner le goujon ou nourrir les pigeons » (« À quoi bon ? »). Continue d’écrire !


Thérèse Ruffault-Jombart