lundi 27 juillet 2020

Paùl Jack


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Format 15*21 cm, 198 pages N&B.

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Roman
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Paùl Jack bouscule la langue, secoue les modes et les hiérarchies, embrasse l’époque.
Récit fragmentaire et éclaté – traversé par un chat –, l’ouvrage brosse le portrait de deux musiciens et livre une photo en temps réel de la vie d’artiste.
Toile chamarrée aux multiples nuances, il enveloppe le lecteur, l’accompagne au soleil comme dans la tempête, le protège ou l’expose, mais ne le quitte plus.

« Un édifice, un mille-feuille de sensations et de sentiments. Une écriture de poète affranchie des conventions narratives. Elle touche par la pudeur de sa mélancolie, par sa fantaisie, par l’opacité réaliste qui nous renvoie à l’inconnaissable de l’objet aimé. »
Françoise Grard

Pierre-Michel Sivadier est pianiste, compositeur et auteur. Paùl Jack est son troisième ouvrage.

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Une chronique de l'ouvrage par Jean-François Sivadier, metteur-en-scène et comédien, frère de l’auteur :

« Je viens de terminer Paùl Jack, c'est incroyable.
Je trouve très forte la manière dont le roman casse la linéarité en créant du manque, du vide, des trous. C'est ce qui rend le lecteur ou le spectateur actif, acteur de ce qu'il lit ou de ce qu'il voit. Ce qui implique immédiatement un effet de suspense.
On est comme devant une enquête à résoudre qui n'a pas de solution parce que l'enquête elle-même est son propre sujet.
Les pièces du puzzle sont éparses, mais on parvient sans aucun mode d'emploi à le reconstituer.
Car il y a cette chose difficile à tenir : ne pas raconter ce que le lecteur peut imaginer seul, enlever l'anecdote attendue et mettre en lumière celle que l’on attendait pas.
Le mélange et la juxtaposition - à la fois libre et très sophistiqués - des formes littéraires nous conduisent dans un monde réel et fantasmé. Jusqu'au personnage étonnant d'un chat philosophe, au centre et à l'extérieur de l'action, qui monologue sur le monde en analysant, avec le même sens du détail, la qualité de sa nourriture et le comportement de ses maîtres.
Il y a ces outils maîtrisés, le mélange des temps, la science impressionnante de la syntaxe, la richesse du vocabulaire, la langue qui se questionne elle-même.
Il y a dans Paùl Jack de profondes interrogations qui ne trouvent réponse que dans l'empirisme, l'aléatoire, l'immanence et… le hasard.
Une partition parfaitement construite qui donnerait pourtant l’impression de s’improviser, qui s'inventerait au fil des pages et n'offrirait son secret que dans sa rémanence. »
Jean-François Sivadier

2 commentaires :

  1. Deux commentaires sur cet ouvrage reçus sur d'autres sites. Merci à leurs auteurs !

    « Paùl Jack. Entre ces deux-là, pas de et, pas de trait d’union. Juste un espace que Paùl voudrait effacer pour s’approcher de Jack, pour le connaître. Dans la vraie vie et pas seulement sur la scène où, dans la musique, Paùl trouve en Jack le partenaire rêvé.
    C’est une histoire d’amour singulière, à sens unique, un jeu de chat et de souris qui nous entraîne avec Paùl à la poursuite d’un amour à portée de cœur, et qui pourtant nous échappe toujours. »
    Véronique Roire, chanteuse lyrique, metteuse-en-scène

    « Paùl Jack est étonnant, déroutant souvent, touchant et parfois drôle. Bravo ! J’ai aimé me balader au fil de ces mots et de cette musique. Je vais le prêter à mon libraire maintenant… »
    Corinne Strutz

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  2. Un autre commentaire reçu sur un autre site. Merci à son auteur !

    « Voilà ma dernière lecture de vacances libérée de son marque page, dévorée pratiquement d'une traite, et comme je regrette que ce soit déjà fini !
    Paùl Jack de Pierre-Michel Sivadier, l'espace d'un instant, m'aura emportée bien loin de cette rentrée 2020.»

    PAUL JACK, MULTICOLORE ET SENSUEL
    par Camille Layer

    « Paùl a toujours rêvé de renverser la table alors qu’on lui renvoie l’image de celui qui met sagement le couvert.
    Tout est dit.
    Cette phrase à elle seule plante le décor, de plume de maître. Nous présente, avant de nous l’offrir, un bouquet d’émotions multicolores, multi-sensuelles qui nous ouvre les bras.
    Pierre-Michel Sivadier transpose chaque sentiment, chaque émotion, chaque instant avec une justesse exacte, cathartique, qui nous laisse pantois, chamboulé, à notre tour par la réalité, la sensualité « tactile » presque palpable de ses personnages plus vrais que nature.
    Si tu tournes la page, il faudra te laisser porter. Accepter le trouble ou goûter l’empathie lorsqu'elle se présente. La frustration, aussi, qui se devine aux entournures d’un blanc de papier, soupir t’incitant à reprendre ton souffle avant de plonger, aux côtés des personnages, dans une fiévreuse incertitude.
    Jack, « l’enfant de la lune » comme le perçoit Paùl, omniprésent et pourtant si lointain. Toujours la tête ailleurs ou le nez dans son téléphone.
    Et qui pourtant ne répond jamais, submergé par cent, mille engagements à la minute. Jack est au centre de tout. La note tonique vers laquelle convergent toutes les pensées de Paùl.
    Paùl, qu’il bouleverse, dont il fait basculer l’univers, le centre de gravité, dès les premières pages. Paùl, dont on suit chaque trouble attisé par l’insaisissabilité de Jack. Paùl, enfin, qui se consume de tendresse, dont le cœur est un livre ouvert sur l’instant présent, la fulgurance de l’émotion.
    On l’éprouve avec lui, de plein fouet, tant les mots sont justes. Soigneusement choisis, pour que cette confidence nous parvienne. Nous touche. A propos de Jack, à propos du monde. Le « Monde qui s’étire », se déploie en parallèle, couve, empiète, fait chavirer le quotidien et affleure, à fleur de peau.
    Nous rappelle son irrévocable réalité. L’arbitraire d’une tendance rentable, qui gangrène la musique, la création. Pose des limites étriquées aux artistes, qui les détourneront, quand même, pour que leurs mots nous touchent.
    Et puis, il y a le chat.
    Un chat qui chemine nonchalamment dans cette histoire, comme s’il se jouait de la plume de son créateur en plein travail, avec son caractère bien trempé, bien félin. Coup de patte par-ci, coup de patte par-là, pour réorienter l’inspiration de l’auteur dans la bonne direction. C'est-à-dire celle de ses envies.
    Ce maître chat si drôle qu’on le prend au sérieux, avec sa gourmandise, ses jeux, ses réflexions, ses caprices… Personnage à part entière, sensible et souverainement jaloux de l’attention de Jack.
    On dirait qu’il reprend à son compte cette frustration douloureuse de Paùl - leur « petite » revanche à tous les deux -, qu’il prend, sur l’étourderie de son maître en lacérant Beckett.
    Paùl qui n’a de cesse de créer, d’amorcer, les occasions, voudrait défier les oracles, « sans quoi, comme il risque de regretter ». Il le sait. Guette les réponses, attend...
    Paùl, dont l’éternelle fatalité sera toujours de mettre le couvert sans jamais oser renverser la table. »

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