lundi 8 février 2021

Critique littéraire de L'Être et le Néant

 Amalia Achard m'a fait le cadeau d'une superbe critique littéraire de ma pièce de théâtre, L'Être et le Néant. Merci de tout coeur !

Vivre, tout simplement...


Dans L’Être et le Néant Stellamaris nous propose, en de magnifiques sonnets, la scène de l'affrontement entre le bien et le mal qui logent, à part égale, dans l'âme de l'humain. Une lutte intérieure qui, depuis toujours, nous impose le choix.

Sauf que, lorsqu'on n'a qu'une vie, il est difficile de se satisfaire d'une seule alternative. 

Faire le bien implique souvent retenue, sacrifice et altruisme. Où placer alors ses désirs les plus ardents ? Que faire quand ils comportent des préjudices envers les autres ?

Socrate disait que "L'important n'est pas de vivre mais de bien vivre". Ayant compris ce que chacun voulait comprendre, et par la suite en combinant cette remarque au sens déformé des propos épicuriens, certains trouvèrent céans la bonne excuse pour se prélasser dans le plaisir et la luxure, des fois jusqu'à l'exagération. Richesse, pouvoir, plaisir charnel, se faire obéir, n'est-ce là l’essence-même du bien vivre ? Qu'est ce qu'il nous fait donc hésiter ?

La conscience. C'est elle qui se mêle de nos décisions. Heureusement, car où en serions-nous si nous n'étions pas doté d'une conscience ? 

Aujourd'hui plus que jamais nous devrions enfin réaliser qu'il est temps d'écouter la raison. Une main tendue, une écoute bienveillante, un coup d'épaule, tant de bonnes actions suffiraient à notre épanouissement et notre plénitude ! Personne ne peut affirmer la main sur le cœur que dépenser sans compter, ou avoir le monde à ses pieds le comble de bonheur. Sinon il ne chercherait pas toujours d'avantage. 

Dans la pièce de Stellamaris, face aux arguments fondés du Néant, l’Être se justifie et se disculpe, mais les deux personnages ont tort et ont raison à tour de rôle. Un dilemme épineux et qui demande une longue réflexion avant chaque intention et action que nous nous apprêtions à entreprendre

Les sonnets de l'auteur, poète d'un talent indiscutable, se déroulent en une suite de rimes parfaites et un écoulement fluide et naturel où nous reconnaîtrons nos propres pensées exprimés en une métrique d'émotions tantôt graves, tantôt drôlatiques et qui nous conduisent encore et jamais trop à l'introspection.

Pour ma part, j'adhère au bon sens de cette phrase que Stellamaris a choisi judicieusement comme final : "Vivre, tout simplement, n'est ce pas le plus sage ?"

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