dimanche 30 décembre 2018

Critique de Mon amour abyssal

Une critique de Mon amour abyssal, de Ionuţ Caragea, est paru dans la Revue européenne de recherches sur la poésie
La voici, expurgée de la partie "Présentation de l'auteur" :


J’ai eu la chance tout à fait par hasard de connaître Ionuţ Caragea, grâce à mon ami roumain le prof. Constantin Frosin. Je le remercie : j’ai découvert « un poète », un vrai poète, l’un de ceux qui honorent leur pays et la littérature européenne. Sa poésie est un merveilleux voyage de mémoire et d’engagement. Les thèmes qu’il met en évidence concernent tous la grande question de l’être au monde. On l’a défini comme « un athlète de la poésie ». En effet, c’est un travailleur acharné du mot, qui dans ses poèmes devient l’énergie de la vie en un monde clos que le poète veut ouvrir. Pas une poésie de routine, mais une poésie de la profondeur, qui va au cœur de la matière et à la limite du possible, pour offrir à l’homme le sens vrai de son existence. Une esthétique de l’engagement dans l’immense, à partir d’un point, sa patrie projetée sur le monde. Dans ce recueil, Ionuţ Caragea se fait plus intime. Il enquête dans le silence de l’amour, pour s’écrier en soldat de la parole. Mystère de la femme et mystère de la vie se croisent. Le mal s’envole. La poésie réalise un miracle : celui de l’ouverture du cœur qui aime. Quelques vers, pour le prouver : « Ferme les yeux / regarde aussi loin que tu peux / et ne pense pas au retour »; « Je garde le poème en moi »; « le dernier mot lèche ses blessures » ; « Je disais que l’amour c’est tout ou rien». Les mots ! Ionuţ Caragea vit dans «La maison des mots», magnifique titre d’un poème de ce recueil. Il sait que « Seul le poète sait combien de solitude / Se trouve dans la maison de ses mots». Cette maison est son usine, où il produit de l’or : celui de nous faire rêver.

 Giovanni Dotoli

Pour lire la critique complète, c'est ici, en descendant un peu dans la page qui contient plusieurs critiques.