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mardi 16 février 2016

Critique littéraire de l'Étau des Ténèbres, tome 1 : Tapi dans la Clarté

Lendraste me signale une critique littéraire de son roman l'Étau des Ténèbres, tome 1 : Tapi dans la Clarté, parue sur le site des Bouquinautes
L'étau des ténèbres, tome 1 : Tapi dans la Clarté


Depuis l’Hiver Noir qui les a laissés désemparés et terrifiés, les Humains se sont rassemblés dans la foi au Dieu Solaire incarnée par un homme, Duval At’Fratel, fondateur de la Théologie, un gouvernement autant religieux que militaire. Après des années de guerre, la paix semble enfin acquise, à la grande satisfaction de la Théologiste Supérieure Adana Tarsis, redoutable et respectée, chargée d’incarner le peuple unifié en veillant au traité de paix et à l’intégration des Atarks, race reptilienne qu’elle et son armée ont fini par soumettre. Mais lors de la cérémonie de signature du traité, un attentat vient ébranler les convictions d’Adana. Pourquoi l’a-t-on choisie elle, pourtant pleine de haine pour les Atarks, pour veiller à leur accueil? Qui sont réellement les ennemis d’autrefois aujourd’hui si dociles?

J’ai coutume de dire que je ne suis pas fan de fantasy car elle propose souvent des intrigues un peu trop faciles vu que tout est possible ou presque. J’apprécie d’autant plus les romans qui échappent à cette facilité avec des personnages attachants et des univers travaillés dans lesquels la fantasy n’éclipse pas les autres éléments de l’intrigue. Défi relevé haut la main avec ce roman, à commencer par un monde qui m’a beaucoup plu. Il redonne sa place centrale à la divinité solaire si fréquente dans les religions qu’a connues l’humanité, en imaginant qu’elle ait un jour abandonné les hommes, les laissant dans l’obscurité et le froid. Comment ne pas comprendre la foi désespérée dans celui qui a ramené la Lumière? L’installation de la Théologie, aussi rassurante et fédératrice qu’elle est ferme et impitoyable, est donc parfaitement cohérente. Si j’ai été un peu circonspecte en voyant arriver les Atarks, ces créatures reptiliennes de veine plus traditionnelle dans la littérature de l’imaginaire, ce qui en est fait prend complètement le lecteur à contre-pied: pacifiques, de bonne volonté, d’une unité et loyauté à toute épreuve, ils ont attiré ma sympathie très vite et l’intérêt ne se dément pas tout le long du roman. Les manoeuvres politiques et conflits de pouvoirs se construisent petit à petit de manière subtile mais assez limpide pour ne pas me perdre, ce que j’ai apprécié car ce versant n’est pas trop ma tasse de thé. D’attentats en vols à grande échelle, d’espionnage en enlèvement soigneusement orchestré, on prend conscience avec Adana que tout est probablement joué d’avance et que les pions sont déplacés les uns après les autres, à commencer par elle-même avec laquelle on découvre progressivement les véritables enjeux de cette paix acquise dans le sang. Adana est un personnage que j’ai d’ailleurs beaucoup apprécié. Elle porte sur elle une puissance et une autorité qui tourne parfois à la dureté, au point de choisir de porter son Empreinte Solaire ostensiblement sur son visage. Son évolution est un des fils conducteurs du roman, depuis son enfance marquée par les guerres jusqu’à sa confrontation aux plus hautes sphères sombres de la Théologie, un parcours jalonné de nombreuses scènes d’action et de courses-poursuites dans les rues de la cité solaire. Sa relation entre fusion et opposition avec son frère adoptif Erik est très touchante. Je reste particulièrement séduite par Ssoran, son interlocuteur Atark, qui lui fait découvrir sa culture et son peuple, et qui incarne tout le mystère et l’aura de ce peuple.

J’aurai sûrement plaisir à retrouver dans sa suite l’ambiance et le rythme de ce roman autant que sa sobriété et ses personnages! Un grand merci à l’auteur et aux éditions Stellamaris pour cette très jolie découverte.

– Mélusine –