dimanche 25 mai 2014

Critique littéraire de Invitation

Ahmed Derdour, auteur ici de Écussons de vers Aïn Sefra et de Passage obligatoire, nous offre cette critique littéraire de Invitation, de Annie Poirier



Invitation

Sur la couverture : Une fleur, un mot, un nom… tout simplement. Annie Poirier invite à sa façon le lecteur à découvrir sa nouvelle merveille.

Un recueil modeste (ainsi aime-t-elle le qualifier) tout comme une invitation convenable, tout comme une fleur naturelle. Ne pouvant refuser ni l’une ni l’autre, le lecteur s’engage délicatement à tourner les pétales.

Une dédicace en hommage à ses amis poètes et photographe. Une préface de Stellamaris, reconnaissant les qualités poétiques de cette dame qui a décroché plusieurs premiers prix au concours de poésie de La Roche sur Yon en 2014, dont le prix du meilleur recueil avec son À l’ancre de mon cœur.

Comme parlant à elle-même, le miroir lui reflète son image interne ou évoquant sa muse, elle se donne du courage pour affronter ce passé douloureux qu’elle traîne dans ses écrits. Cette peine de l’être perdu est bien visible même dans son sourire.

                    « Crois-tu que l’on guérit d’un douloureux trépas
                    Quand au seuil du printemps pleure la primevère? »

Elle reprend courage :

                    « Réveille toi ma chère et reprends tes esprits ! »

Elle veut mais n’arrive à se libérer de ce passé douloureux :

                    « Mon encrier déborde encore de mes larmes. »

Mais à force de se forger, elle s’est fait un caractère bien propre : de la douleur elle fait naître la beauté, le plaisir d’écrire et de se faire lire.

C’est à tête reposée qu’elle nous revit le fil de ses ans : ses peines, ses joies, sa profession... Par ses écrits, elle encourage le lecteur à prendre ses destinées en main et à combattre un triste passé sans pour autant l’effacer mais en faire sa monture pour mieux aller de l’avant.

Invitation donc à larguer ses peines et à se recharger d’espoir.

Commencé par des pleurs, Annie finit son recueil par des fleurs beaucoup de fleurs qu’agrémente en fin, une prière.

Ahmed Derdour