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lundi 21 avril 2014

Article de presse sur Passage obligatoire d'Ahmed Derdour

Ahmed Derdour, auteur ici de Ecussons de vers Aïn Sefra et de  Passage obligatoire, nous partage un article paru dans le quotidien algérien Le soir du 16 avril dernier au sujet de ce dernier ouvrage



Culture : Une Publication d’Ahmed Derdour
Passage obligatoire

Dans cet ouvrage composé de nouvelles, on relève des histoires que chacun de nous a vécues (homme ou femme). Devant chacune des nouvelles, on se sentira concerné pour confronter nos relations futures, des idées ; des faits et gestes qui pourraient nous faciliter la vie avec notre famille et notre entourage (parents, femmes, enfants, beaux-parents, voisins et autres). 

Passage obligatoire d’Ahmed Derdour, édité par les éditions Stellamaris, France, est divisé en deux parties : la première comporte treize nouvelles, conçues principalement en direction de la première génération (enfants et adolescents), à l’exemple de la découverte d’abricots (allusion aux seins), le mauvais exemple, au lycée, les risques d’apprendre, du sérieux, le changement de cap, etc., alors que pour les générations suivantes (adultes et plus), l’auteur a réservé cinq nouvelles, où il évoque le mariage, la séparation, la belle-mère… 

Résumé : l’être humain, étant social, doit donc entretenir de bons liens avec son entourage et avec les autres êtes humains. II doit être préparé à la bonne communication et à cultiver de bons rapports. C’est justement le but de Passage obligatoire qui fait apparaître les difficultés rencontrées, les fautes commises pour leur donner la solution que l’expérience a jugé efficace. Ce n’est pas un travail scientifique, mais simplement des histoires que des hommes et des femmes ont bien voulu raconter, pensant contribuer à la réussite d’un bon foyer. Ces nouvelles sont suivies d’un « essai d’éducation parentale », portant sur les relations belle-mère, belle-fille et parents-enfants. C’est dire que les sociétés humaines ont leur façon de vivre qui leur est propre, régie par des lois, des mœurs… Manger par exemple, même si le processus consiste à broyer des aliments dans la bouche, on y arrive différemment en utilisant tout un matériel pour certains ou tout simplement les doigts pour d’autres. Pour fonder un foyer également, chaque société a sa façon de faire : l’homme et la femme vont le faire avec ou sans consentement, avec des préparatifs plus ou moins longs, une connaissance plus ou moins approfondie. Copier la démarche de l’autre ne garantit en rien la réussite du couple. 

Les jeunes, sous l’effet du progrès, pensent s’épanouir en passant outre les lois et les mœurs qui leur sont propres. Dans Passage obligatoire, des essais démontrent que la contrefaçon a des conséquences souvent néfastes. Ne serait-il pas plus agréable de suivre le juste milieu ? Ne pas faire illégalement ce qu’on n’aimerait pas qu’on fasse avec ses proches (fille, sœur…) Ceux qui se sont induits dans l’erreur peuvent devenir saints et loyaux tout en gardant dignement leur place dans la société. Le Prophète (QSSSL) dit : «Tout humain commet des péchés mais les meilleurs pécheurs sont ceux qui se repentent.» Si l’enfant doit être bien éduqué, les parents doivent l’être bien avant lui. Mais comme il n’y a pas de règles à suivre, l’école doit le faire en mettant à la disposition des enfants des enseignants de qualité, conscients de leurs responsabilités. Notons enfin que cet auteur qui est originaire de la ville des intellectuels, Aïn-Sefra, a déjà à son actif Journal d’un témoin des années noires, Les Nés rebelles et Ecussons de vers Aïn-Sefra. 

B. Henine